Entrée en vigueur le 6 janvier 2026, la nouvelle plaque d’immatriculation de la République démocratique du Congo (RDC) s’appuie sur un contrat chiffré à 7 456 416 dollars pour la fourniture de 100 000 paires, soit 74,5 dollars l’unité, selon des documents consultés par Bankable. Le marché, attribué en août 2025 à l’entreprise belge Castillo Valere, marque un tournant financier et technique dans la réforme du système national d’immatriculation.
L’attribution est intervenue à l’issue d’un appel d’offres qui a suscité des débats sur le respect des procédures et la transparence. Les autorités mettent en avant l’expertise du fournisseur, présenté comme un acteur de référence sur le marché belge, déjà présent en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire et en Mauritanie.
Sur le plan réglementaire, le ministère des Finances, cité par Top Congo FM, indique que certaines spécificités techniques de la nouvelle plaque restent en attente d’entérinement par décret du Premier ministre pour produire pleinement leurs effets juridiques. La Direction générale des impôts (DGI) affirme toutefois que la plaque est « conçue conformément aux normes internationales ».
Cette réforme intervient après des controverses passées. En 2023, l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) et la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) avaient accusé l’ancien fournisseur d’avoir produit des plaques avec le code CGO (Congo-Brazzaville), au lieu du code COD attribué à la RDC.
Des coûts d’immatriculation en hausse
Au-delà du contrat de fourniture, l’impact financier pour les usagers est également encadré. Un arrêté du ministère des Finances, signé en novembre 2025, fixe notamment le coût de la première immatriculation à 115 dollars, le changement de plaques à 72 dollars et la mutation d’un véhicule à 24 dollars. Le duplicata d’une paire de plaques est facturé 54 dollars, contre 30 dollars pour une demi-paire. Tous ces montants sont majorés de 50 % pour les personnes morales.
Selon l’administration fiscale, l’objectif est d’améliorer la sécurité des automobilistes, d’harmoniser le système d’immatriculation et de renforcer le contrôle routier, tout en contribuant au renflouement des caisses de l’État.
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