Alors que le partenariat stratégique signé le 4 décembre 2025 à Washington entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis entre en phase opérationnelle, l’ancien ministre congolais Alain Lubamba salue un accord qu’il juge structurant pour l’économie nationale. Dans une tribune publiée fin 2025, il qualifie ce deal centré sur les minerais critiques de « chance civilisationnelle » pour la RDC.
Selon l’ancien vice-ministre des Affaires étrangères, le partenariat pourrait permettre au pays de sortir d’un modèle fondé sur l’exportation brute des ressources minières, en favorisant la transformation locale, notamment à travers le raffinage et le développement d’unités industrielles. Une évolution susceptible, selon lui, de renforcer la souveraineté économique du pays.
Alain Lubamba souligne également l’impact potentiel des standards américains en matière de transparence, de conformité et d’audit, qu’il considère comme un levier d’assainissement de la gouvernance du secteur extractif. L’accord prévoit d’ailleurs plusieurs réformes économiques, dont une stabilisation fiscale sur dix ans, un remboursement accéléré de la TVA et la création d’un guichet unique pour les investisseurs miniers.
L’ancien ministre prévient toutefois que les retombées du partenariat dépendront de la capacité de la RDC à améliorer son environnement des affaires, notamment en matière d’énergie, d’infrastructures et de gouvernance. Pour lui, l’enjeu est désormais de saisir cette opportunité afin de transformer la rente minière en moteur d’industrialisation et de croissance durable.
Rédaction



