À Kinshasa et dans plusieurs grandes villes de la RDC, trouver un logement décent devient de plus en plus difficile. En cause : des loyers élevés et surtout des garanties locatives abusives, souvent fixées entre 6 et 12 mois, alors que la loi n°15/025 du 31 décembre 2015 limite la caution à trois mois.
Pour de nombreux ménages, ces exigences représentent plusieurs milliers de dollars à payer d’avance, une somme hors de portée. À cela s’ajoutent des augmentations fréquentes et unilatérales des loyers, qui fragilisent davantage le budget des familles.
Le marché est aussi marqué par la spéculation immobilière et le rôle grandissant des intermédiaires, dont les commissions renchérissent encore le coût d’accès au logement. Si la hausse des prix des matériaux de construction est souvent avancée pour justifier cette situation, elle n’explique pas les pratiques illégales devenues courantes.
Faute de régulation efficace, de plus en plus de ménages se replient vers des logements surpeuplés ou des quartiers périphériques mal desservis. Face à cette crise, la population appelle l’État à faire respecter la loi et à développer une véritable politique de logement abordable.
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