La coalition congolaise Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV) a adressé une lettre ouverte à la Société américaine de financement du développement (DFC) pour l’alerter sur les risques de corruption liés à un projet d’acquisition d’actifs miniers de Glencore en RDC.
Dans cette correspondance datée du 9 février 2026, la coalition se dit préoccupée par l’intention du consortium Orion CMC d’acheter une participation de 40 % dans des actifs de Glencore en RDC, notamment les mines de cuivre et de cobalt de Kamoto Copper Company (KCC) et de Mutanda Mining, avec un appui financier de la DFC.
La CNPAV rappelle que Glencore a déjà été sanctionnée dans plusieurs pays pour des faits de corruption, y compris en lien avec ses activités en RDC.
L’entreprise a notamment conclu en 2022 des accords avec les autorités américaine, britannique et brésilienne, acceptant de verser plus d’un milliard de dollars pour clore des enquêtes pour corruption.
La coalition souligne également le rôle controversé de l’homme d’affaires Dan Gertler, bénéficiaire de redevances issues de KCC et Mutanda.
Sanctionné par les États-Unis, il est accusé d’avoir tiré profit de transactions minières jugées opaques et préjudiciables aux intérêts de la RDC.
Concernant Orion, la lettre évoque aussi des accusations de mauvaise gouvernance et de pratiques douteuses visant certaines sociétés minières liées au groupe en Guinée, sur la base d’enquêtes d’organisations de la société civile.
Face à ces éléments, la CNPAV appelle la DFC à exiger une diligence raisonnable rigoureuse avant tout soutien au projet et à s’assurer que les transactions envisagées ne profitent pas à des acteurs impliqués dans des faits de corruption.
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