L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 de Transparency International confirme que l’Afrique subsaharienne reste la région la moins bien classée au monde, avec une moyenne de 32 sur 100. La majorité des 49 pays évalués affichent des scores faibles, révélateurs de systèmes de contrôle fragiles et d’une redevabilité publique limitée.
Depuis 2012, la tendance régionale est marquée par la stagnation, voire le recul : dix pays ont vu leur situation se détériorer de manière notable, contre seulement sept ayant enregistré des progrès. Malgré l’existence d’institutions anticorruption et de cadres juridiques, l’application des lois reste inégale et souvent entravée par des interférences politiques.
Transparency International souligne que la corruption systémique affecte directement la qualité des services publics, en réduisant les ressources destinées à la santé, à l’éducation et aux infrastructures. Elle affaiblit également la confiance des citoyens dans les institutions et restreint l’espace d’action de la société civile et des médias.
Quelques trajectoires contrastées émergent toutefois. L’Angola a progressé au cours de la dernière décennie, tandis que d’autres pays ont reculé après des scandales financiers majeurs. Les Seychelles demeurent le pays le mieux classé de la région, mais même elles font face à des défis liés à l’efficacité judiciaire.
Pour les experts, la priorité en Afrique subsaharienne n’est plus l’adoption de nouvelles lois, mais l’application effective des mécanismes de contrôle, l’indépendance de la justice et la protection des acteurs de la redevabilité.
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