Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a présidé ce mardi les travaux de certification des Pertes et Manques à Gagner (PMAG) du secteur pétrolier, réunissant autour de la table les différentes parties prenantes impliquées dans le suivi de cette procédure stratégique pour les finances publiques.
Ces assises ont porté sur le quatrième trimestre 2025 pour la Zone Ouest. À l’issue des travaux techniques, la certification a permis d’établir un gain de plus de 22 millions de dollars américains en faveur de l’État congolais.
Ce résultat marque une évolution significative dans la gestion des PMAG, un mécanisme destiné à compenser les écarts entre les paramètres économiques fixés par l’État notamment en matière de prix, fiscalité et structure des coûts et les réalités du marché pétrolier.
Longtemps critiqué pour son manque de transparence et de rigueur, ce processus fait depuis quelque temps l’objet de réformes visant à renforcer le contrôle, la traçabilité des données et la crédibilité des calculs.
Selon le ministère de l’Économie nationale, cette performance traduit l’impact des mesures de gouvernance engagées dans le secteur, notamment l’amélioration de la collaboration entre l’administration publique, les opérateurs pétroliers et les services techniques chargés des audits et vérifications.
La certification des PMAG constitue un enjeu budgétaire majeur pour la République démocratique du Congo, où les produits pétroliers jouent un rôle clé tant dans l’approvisionnement du marché intérieur que dans l’équilibre des finances publiques. Les autorités entendent poursuivre la dynamique actuelle afin d’optimiser les recettes de l’État tout en assurant une meilleure régulation du secteur.
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