La Société Anhui Congo d’investissement minier (Sacim) a réalisé une vente publique de 288 000 carats de diamants industriels à Anvers, du 16 au 20 février 2026. L’opération a réuni 67 entreprises internationales, notamment de Chine, d’Inde, des États-Unis et d’Italie.
Selon le Consulat général de la RDC, cité par Bankable, cette transaction marque le retour des diamants industriels congolais sur ce marché après plus de dix ans d’interruption. La vente a été organisée avec l’appui technique de l’Antwerp World Diamond Centre et de la société belge Samir Gems. Les parties ont également convenu d’un calendrier annuel de ventes afin de renforcer durablement la présence des diamants congolais à Anvers.

Cette opération intervient dans le sillage de la libéralisation de la commercialisation des diamants en juin 2025, après l’abrogation du dispositif qui encadrait les ventes via le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC).
Si les conditions financières n’ont pas été rendues publiques, les statistiques indiquent que la Sacim a maintenu un prix moyen d’environ 11 dollars le carat en 2025, contre une moyenne nationale de 7,4 dollars, dans un contexte de baisse des cours mondiaux.
Cette performance intervient toutefois sur fond de recul des volumes : les exportations de l’entreprise ont chuté de moitié, à 1,15 million de carats en 2025, soit une contribution de 13,5 % à la production nationale.
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