L’équipe dirigeante de Université pédagogique nationale (UPN) est sortie de son silence face aux accusations de mégestion formulées par un collectif d’agents de l’institution. Dans une mise au point rendue publique ce lundi 2 mars, la cellule de communication rejette en bloc ces allégations et évoque une « campagne de sape » destinée à fragiliser le comité de gestion.
Dans une correspondance largement relayée sur les réseaux sociaux, le collectif incriminé énumère plusieurs griefs qu’il présente comme des preuves de mauvaise gouvernance depuis l’entrée en fonction de l’actuelle rectrice. Des accusations que l’équipe de communication qualifie d’« infondées » et de « diffamatoires ».
Selon la direction, une partie des faits avancés fait déjà l’objet d’une procédure judiciaire pour diffamation devant le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Ngaliema. L’université affirme ainsi privilégier la voie légale pour faire toute la lumière sur ce dossier.
L’UPN soutient par ailleurs que sa gestion s’effectue dans le strict respect des lois et règlements en vigueur. Elle indique avoir accueilli, ces derniers mois, plusieurs institutions publiques de contrôle chargées d’examiner ses comptes, dans un souci de transparence.
La cellule de communication met également en avant les réformes engagées par l’actuel comité de gestion, estimant que celles-ci peuvent susciter des « résistances au changement ». Parmi les initiatives citées figure la mise en place de la plateforme « OptSolution », qui a permis la numérisation du paiement des frais académiques, garantissant une meilleure traçabilité des recettes et réduisant les risques de fraude.
Autre innovation présentée comme majeure : le système CISNET, dédié au suivi du parcours académique des étudiants. Cette plateforme vise à sécuriser la gestion des notes et à renforcer la crédibilité des diplômes délivrés par l’établissement.
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