Dans l’est de la République démocratique du Congo, l’exploitation clandestine des minerais rapporterait plus d’un million de dollars chaque mois à la rébellion de l’AFC/M23, selon des révélations faites devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
Cette estimation a été présentée le 5 mars à New York par la sous-secrétaire générale de l’ONU aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, lors d’une session consacrée aux enjeux liés à l’énergie, aux minéraux critiques et à la sécurité.
Selon la responsable onusienne, les groupes armés actifs dans l’est de la RDC tireraient des revenus importants de l’exploitation minière illégale et des circuits de contrebande. « Depuis le début de la crise actuelle dans la région, la coalition AFC/M23 aurait gagné plus d’un million de dollars par mois grâce à l’exploitation minière illicite et à la contrebande », a-t-elle déclaré devant les membres du Conseil.
Ces ressources proviendraient principalement de l’exploitation artisanale non contrôlée et de réseaux clandestins de commercialisation des minerais stratégiques. Dans une région riche en cobalt, coltan et or, le contrôle des sites miniers constitue un enjeu économique majeur pour les groupes armés.
Pour les Nations unies, cette économie parallèle contribue directement au financement des opérations militaires et complique les efforts de stabilisation dans plusieurs territoires de l’est du pays.
La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) indique travailler avec les autorités congolaises et des partenaires régionaux afin de limiter l’accès des groupes armés aux ressources minières et de freiner les circuits de contrebande qui alimentent le conflit.



