La piste de l’aéroport international de Lubumbashi/Luano fera l’objet d’une fermeture partielle à compter du 16 avril jusqu’au 16 juillet 2026, dans le cadre des travaux de réhabilitation engagés pour moderniser cette infrastructure stratégique du Haut-Katanga.
Selon un avis officiel des autorités aéroportuaires, aucun trafic aérien ne sera autorisé du jeudi au dimanche durant cette période. La piste ne restera pleinement opérationnelle sur toute sa longueur de 3 200 mètres et en continu que les lundis, mardis et mercredis. Cette mesure entrera en vigueur le 16 avril à 05h31 TU et prendra fin le 16 juillet à 23h59 TU.
Cette restriction impose une reconfiguration significative des opérations pour les compagnies desservant Lubumbashi, notamment Congo Airways, Air Congo ainsi que plusieurs transporteurs régionaux et internationaux. Avec seulement trois jours d’exploitation hebdomadaire, les rotations devront être concentrées, ce qui pourrait affecter la fluidité du trafic passagers et du fret.
La décision découle des travaux confiés au groupe turc Summa, dans le cadre d’un vaste projet de modernisation lancé le 26 juin 2025. Celui-ci prévoit la réhabilitation complète de la piste aux standards internationaux de type Code E, incluant la remise à niveau de la chaussée, un nouveau balisage et une signalisation conforme aux exigences de l’aviation civile.
Au-delà de la piste, le projet ambitionne de transformer l’aéroport de la Luano en un hub régional capable de traiter jusqu’à un million de passagers par an.
Les travaux comprennent également la construction d’un nouveau terminal passagers, d’un terminal de fret, d’une voie de circulation parallèle, ainsi que des infrastructures de maintenance et de sécurité incendie répondant aux normes de catégorie 9 de l’OACI.
Dans une province qui concentre une part essentielle de la production mondiale de cuivre et de cobalt, cette fermeture partielle constitue un défi logistique majeur.
L’aéroport de Lubumbashi étant la principale porte d’entrée aérienne du Haut-Katanga, la réduction temporaire de sa capacité opérationnelle risque de perturber les chaînes d’approvisionnement des entreprises minières et de leurs partenaires.
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