Le ministre de l’Emploi et du Travail de la République démocratique du Congo, Ferdinand Massamba Wa Massamba, a annoncé le déclenchement d’une opération nationale de contrôle visant le recours à la main-d’œuvre étrangère dans les entreprises.
Selon un communiqué officiel daté du 10 avril 2026 à Kinshasa, cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à mettre fin aux pratiques jugées illégales, notamment l’emploi de travailleurs expatriés sans autorisation préalable ou à des postes réservés aux nationaux.
Le ministère dénonce des cas persistants de contournement de la législation en matière d’emploi, certaines entreprises privilégiant une main-d’œuvre étrangère au détriment des travailleurs congolais, en violation des textes en vigueur.
Le communiqué rappelle que toute embauche d’un travailleur expatrié sans autorisation constitue une infraction administrative grave. De même, l’occupation par des étrangers d’emplois légalement réservés aux Congolais est formellement interdite et expose les contrevenants à des sanctions.
Dans ce cadre, les autorités annoncent le lancement immédiat d’une opération de contrôle renforcé sur l’ensemble du territoire national, sans préavis. Les situations irrégulières identifiées feront l’objet de mesures immédiates, pouvant inclure l’expulsion administrative des travailleurs concernés, en collaboration avec les services compétents.
Les entreprises reconnues en infraction s’exposent également à des sanctions administratives et économiques, notamment la suspension partielle ou totale de leurs activités. La responsabilité des dirigeants pourrait être engagée conformément à la réglementation en vigueur.
Un délai strict de 30 jours calendaires est accordé aux employeurs pour se conformer aux exigences légales et régulariser la situation administrative de leur personnel expatrié. Passé ce délai, les autorités préviennent que des sanctions pourront être appliquées, y compris la saisine des juridictions compétentes.
Le gouvernement indique que cette mesure s’inscrit dans une politique de souveraineté économique et de protection du marché de l’emploi national, affirmant qu’aucune forme de fraude ou de marginalisation des compétences locales ne sera tolérée.
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