La société américaine KoBold Metals, soutenue notamment par Bill Gates et le fonds Andreessen Horowitz, amorce une vaste campagne d’exploration de lithium dans le sud-est de la République démocratique du Congo, après l’obtention de 13 permis miniers.
L’entreprise prévoit un investissement initial d’environ 50 millions de dollars d’ici 2027, dont une partie déjà engagée pour l’acquisition des permis. Les recherches cibleront en priorité la zone de Manono, avec des levés aériens couvrant près de 30 000 km².
KoBold entend se démarquer en intégrant l’intelligence artificielle dans l’analyse des données géologiques, afin d’accélérer l’identification de gisements exploitables et réduire les coûts d’exploration.
Au-delà du lithium, la société a également acquis de nouveaux permis dans des zones riches en cuivre et cobalt, renforçant sa présence dans une région stratégique pour les minerais critiques.
Cette initiative intervient dans un contexte de rivalité accrue entre puissances, notamment entre les États-Unis et la Chine, pour l’accès aux ressources nécessaires à la transition énergétique.
Elle s’inscrit aussi dans la dynamique de partenariat renforcé entre Washington et Kinshasa autour des minerais stratégiques.
Toutefois, le projet se heurte à des enjeux juridiques et concurrentiels, notamment à Manono, où un litige oppose l’État congolais à AVZ Minerals Ltd., tandis que Zijin Mining développe un projet concurrent de grande envergure.



