Le projet de construction du pont route-rail reliant Kinshasa à Brazzaville franchit une nouvelle étape diplomatique et technique.
Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a reçu une délégation de la République du Congo conduite par Jean‑Jacques Bouya, vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement, de l’Aménagement du territoire et de l’Entretien routier.
Au centre des échanges figurait notamment la signature d’un accord bilatéral encadrant le régime fiscal et douanier applicable à la construction et à l’exploitation de cette infrastructure stratégique. Cet accord, conclu en février dernier par les ministres des Finances des deux pays, vise à faciliter la mise en œuvre effective du projet en harmonisant les dispositions fiscales et douanières liées aux travaux et à l’exploitation future du pont.
Long de 1,575 kilomètre, le futur pont route-rail est présenté comme un important levier d’intégration économique entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Les autorités des deux pays estiment que cette infrastructure permettra de fluidifier les échanges commerciaux, de renforcer la connectivité régionale et de stimuler les investissements transfrontaliers.
Le projet s’inscrit également dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui ambitionne de renforcer le commerce intra-africain à travers l’amélioration des infrastructures de transport et des corridors logistiques.
Selon les évaluations techniques évoquées par les autorités congolaises, le coût global de réalisation du pont est actuellement estimé à près de 700 millions de dollars américains.
Le pont Kinshasa–Brazzaville figure parmi les projets prioritaires du NEPAD en matière d’intégration régionale. Il s’intègre également au corridor de transport Tripoli–Windhoek, un axe stratégique reliant l’Afrique du Nord à l’Afrique australe via plusieurs pays, notamment le Tchad, le Cameroun, les deux Congo et l’Angola.
La coordination du projet est assurée par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, tandis que les études de faisabilité ont été financées par la Banque africaine de développement ainsi que par les gouvernements des deux États.



