La Banque mondiale a détaillé, jeudi 2 juillet à Kinshasa, les mécanismes qui lui ont permis de mobiliser rapidement 46 millions de dollars pour soutenir la riposte contre l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo.
Lors d’un café de presse, le directeur des opérations de l’institution pour la RDC, l’Angola et São Tomé-et-Príncipe, Albert G. Zeufack, a expliqué que cette réactivité repose sur une architecture financière conçue pour répondre rapidement aux urgences sanitaires et climatiques.
Le premier mécanisme permet de redéployer, à la demande du gouvernement, jusqu’à 10 % du portefeuille de projets de la Banque mondiale en RDC. Avec un portefeuille d’environ 8 milliards de dollars répartis sur 24 projets, ce dispositif offre un potentiel théorique de près de 800 millions de dollars mobilisables en cas d’urgence, sans attendre l’approbation de nouveaux financements.
Le second levier est un projet de préparation et de résilience aux urgences sanitaires de 250 millions de dollars, approuvé en 2024 et entré en vigueur en février 2025, plusieurs mois avant la résurgence d’Ebola. Selon Albert G. Zeufack, l’existence de ce projet a permis de débloquer immédiatement les premiers financements.
À ce jour, 46 millions de dollars issus de ce programme sont en cours de décaissement pour financer les opérations de riposte menées par le gouvernement congolais.
À travers cette approche, la Banque mondiale entend réduire les délais de mobilisation des financements et renforcer la capacité de réponse de la RDC face aux crises sanitaires et climatiques.
Rédaction



