Le Fonds monétaire international (FMI) exhorte la Banque centrale du Congo (BCC) à poursuivre une politique monétaire prudente afin de préserver la stabilité macroéconomique et de renforcer la résilience de l’économie congolaise face aux risques extérieurs.
Cette recommandation figure dans le rapport publié à l’issue de la troisième revue de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), approuvées par le Conseil d’administration du FMI le 26 juin dernier.
Selon l’institution de Bretton Woods, l’orientation adoptée par la BCC ces derniers mois a contribué à préserver la stabilité économique. Toutefois, le FMI estime que les nombreuses incertitudes qui entourent les perspectives économiques justifient une grande prudence dans la conduite de la politique monétaire.
« Une pause dans tout assouplissement supplémentaire s’avère nécessaire, et la BCC devrait se tenir prête à resserrer sa politique monétaire si les risques venaient à s’accentuer », a déclaré le directeur général adjoint et président par intérim du Conseil d’administration du FMI, Kenji Okamura.
L’institution recommande également à la Banque centrale de poursuivre ses efforts pour renforcer les réserves internationales, tout en maintenant un régime de change suffisamment flexible afin d’absorber les chocs extérieurs. Selon le FMI, l’accumulation progressive de réserves de change constitue un élément essentiel pour consolider la capacité du pays à faire face aux turbulences économiques internationales.
Dans son rapport sur la RDC publié en mai 2026, le FMI évaluait les réserves internationales à 8,8 milliards de dollars américains. De son côté, la Banque centrale du Congo faisait état d’un niveau de 7,9 milliards de dollars, un montant qui demeure inférieur au niveau jugé adéquat par l’institution financière internationale.
Au-delà de ces recommandations, le FMI dresse un bilan globalement positif de l’exécution du programme économique conclu avec la République démocratique du Congo. L’institution relève que la quasi-totalité des critères de performance arrêtés à fin décembre 2025 ont été respectés.
Deux objectifs n’ont toutefois pas été atteints. Le premier concerne le solde budgétaire intérieur, affecté par des dépenses sécuritaires plus importantes que prévu au cours du dernier trimestre de 2025. Le second porte sur le critère relatif à l’absence de pratiques de taux de change multiples, après une modification de la marge de change appliquée par la BCC dans ses opérations avec le Trésor public.
Le FMI indique néanmoins que les autorités congolaises ont déjà engagé des mesures correctives pour remédier à ces écarts. L’institution souligne également que les réformes structurelles prévues dans le cadre du programme progressent à un rythme satisfaisant, la majorité des engagements ayant déjà été mis en œuvre.
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