La société minière Tenke Fungurume Mining (TFM) conteste fermement les conclusions d’un rapport publié le 9 mars 2026 par l’Environmental Investigation Agency (EIA), qu’elle qualifie de « factuellement inexact » et fondé sur des « hypothèses non étayées ».
Dans une déclaration officielle, TFM indique avoir répondu aux préoccupations de l’EIA dès le 29 janvier et regrette que ses explications n’aient « ni été reprises avec exactitude ni dans leur intégralité », dénonçant un impact négatif sur sa réputation et sa crédibilité auprès des investisseurs.
Dans sa communication, l’entreprise réfute aussi l’affirmation selon laquelle elle disposerait uniquement d’un suivi environnemental passif. A en croire TFM, un double dispositif – suivi actif quotidien et contrôle passif mensuel assure la conformité aux normes locales et aux lignes directrices de la Société financière internationale (SFI). La société souligne, par ailleurs, qu’un pic d’émissions enregistré fin 2023 a été « rapidement identifié et corrigé ».
Méthodologie contestée et impact sanitaire
TFM critique la méthodologie de l’EIA, pointant l’usage d’équipements de faible précision et des données jugées incohérentes avec les schémas de dispersion. Elle insiste sur l’absence de lien de causalité entre ses activités et les problèmes de santé signalés dans les communautés environnantes, rappelant que l’usine 30K n’a été opérationnelle qu’en août 2023.

La société rappelle que la sécurité de ses employés reste une « priorité absolue » et rappelle ses certifications, dont le Copper Mark, témoignant de son engagement ESG. TFM se dit prête à tout contrôle externe « fondé sur des faits » mais se réserve le droit de prendre des « mesures appropriées » face aux informations non vérifiées du rapport.
Réaction des autorités
Les autorités congolaises, saisies de ces allégations, appellent à la prudence. Elles précisent que les accusations contre TFM reposent, à ce stade, sur des éléments « non vérifiés » et qu’aucune conclusion ne peut être tirée sans les procédures techniques et scientifiques prévues par la loi. Une enquête officielle a par ailleurs été annoncée.
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