L’Angola a franchi une étape majeure dans son processus d’industrialisation avec l’ouverture de sa première usine de montage de véhicules à Luanda. L’unité, inaugurée mardi par le groupe privé angolais Opaia, marque le lancement officiel de la production automobile locale dans le pays.
Exploitée par la filiale Opaia Motors, cette usine dispose d’une capacité installée de 22 000 véhicules légers et 1 000 autobus par an, selon un communiqué du groupe.
Elle devient ainsi la seule installation de montage automobile actuellement opérationnelle en Angola, ouvrant la voie à la structuration d’un secteur industriel jusqu’ici inexistant.
Cette infrastructure industrielle est issue de la reprise des actifs d’une ancienne usine financée par la Chine, mise en place il y a plus de dix ans mais arrêtée en raison de contraintes économiques.
Sa remise en service sous pavillon angolais symbolise une nouvelle dynamique industrielle, portée par le secteur privé local.
Dans un premier temps, Opaia Motors assemblera des véhicules importés en kits. Les autobus seront fournis par le constructeur suédois Volvo, tandis que les véhicules particuliers proviendront de Chine, grâce à des partenariats conclus avec Chery et Dongfeng Motor.
Les véhicules seront commercialisés sur le marché angolais sous la marque Opaia Motors.Au-delà de la production thermique, le groupe Opaia indique envisager à moyen terme le montage de véhicules électriques, sans calendrier précis.
L’objectif affiché est de réduire la dépendance de l’Angola aux importations automobiles et de jeter les bases d’une industrie automobile nationale.
Cette première usine de montage s’inscrit dans la stratégie de diversification économique du pays, fortement dépendant des hydrocarbures, et constitue un signal fort en faveur du développement du secteur manufacturier angolais.
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