L’annonce du lancement d’un audit technique et financier du projet Sicomines, faite par Freddy Yodi Shembo, directeur général de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC), a été favorablement accueillie par la coalition Le Congo N’est Pas à Vendre (CNPAV).
Selon l’APCSC, cet audit, qui sera confié à des firmes internationales, vise à établir « la vérité des chiffres » après plus de 17 ans d’exécution de la convention minière conclue en 2008 entre la RDC et un consortium d’entreprises chinoises.
Dans un communiqué publié le 9 mars, le CNPAV estime que cette initiative répond à une revendication de longue date de la société civile pour une évaluation indépendante du projet, souvent qualifié de « contrat du siècle ». L’organisation souligne que l’examen devrait couvrir plusieurs aspects, notamment les dimensions minières, financières, fiscales, énergétiques et infrastructurelles.
La coalition insiste toutefois sur le fait que cet audit ne doit pas rester une simple formalité administrative. Elle appelle à ce que les conclusions débouchent sur des enquêtes judiciaires en cas de soupçons de corruption ou de détournements, notamment dans la gestion des infrastructures et du projet hydroélectrique de Busanga. Elle demande également que le coût de l’audit soit entièrement pris en charge par le trésor public afin de garantir son indépendance.
Le CNPAV plaide enfin pour la publication des résultats afin de permettre un contrôle citoyen et d’alimenter le débat national sur la gestion des ressources naturelles en République démocratique du Congo. Selon l’APCSC, cet audit pourrait également préparer de nouvelles discussions entre la RDC et ses partenaires chinois en vue d’un éventuel avenant au contrat.
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