Cinq nouvelles demandes de permis de recherche ont été déposées par KoBold Exploration DRC SA au guichet du Cadastre minier (CAMI).
Ces requêtes s’inscrivent dans le cadre de l’accord signé le 18 juillet 2025 entre le gouvernement congolais et cette filiale locale de l’entreprise américaine KoBold Metals. Soutenue par de puissants investisseurs de la tech mondiale, dont Jeff Bezos et Bill Gates, la société renforce ainsi son positionnement dans le secteur minier congolais.
Cette nouvelle vague de demandes intervient quelques mois seulement après l’octroi, fin août 2025, de sept premiers permis de recherche à KoBold, à la suite d’un accord de principe conclu mi-juillet avec les autorités de Kinshasa. L’entreprise poursuit donc une stratégie d’expansion rapide de son portefeuille d’exploration en RDC.
Les zones ciblées se situent dans les territoires de Malemba-Nkulu (Haut-Lomami) et de Manono (Tanganyika), deux espaces reconnus pour leur fort potentiel géologique au sein de l’ex-Katanga minier. KoBold prévoit d’y mener des travaux d’exploration à la fois en surface et en profondeur, en recourant à des technologies d’intelligence artificielle pour affiner l’identification des indices miniers.
Au moins dix substances minérales sont visées par ces permis, dont plusieurs figurent sur la liste des minerais critiques établie par les États-Unis. Parmi elles : le lithium, le béryllium, le niobium, le coltan et les terres rares des ressources stratégiques pour les batteries, les technologies de pointe, l’aéronautique et l’industrie de défense.
Valables pour une durée de cinq ans, ces permis de recherche doivent permettre de confirmer l’existence de gisements économiquement exploitables et d’en mesurer le potentiel technique et commercial.
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