Le gouvernement congolais s’engage dans l’un des projets énergétiques les plus coûteux de son histoire récente. La construction de la centrale hydroélectrique de Kinsuka, à l’ouest de Kinshasa, nécessitera un investissement estimé à 2,8 milliards de dollars américains et s’étendra sur une période d’environ cinq ans.
Le projet a été présenté lors du 77ᵉ Conseil des ministres, présidé par la Première ministre Judith Suminwa. Le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Molendo Sakombi, a détaillé les contours de cette future infrastructure stratégique, selon le compte rendu lu par la ministre de la Culture, Yolande Elebe.
Par son ampleur financière, le chantier de Kinsuka illustre la volonté des autorités de combler le déficit chronique en électricité qui freine le développement du pays. Ce montant place la centrale parmi les investissements publics les plus lourds du secteur énergétique congolais, dans un contexte où les besoins en financement des infrastructures restent immenses.
Au-delà du chiffre, l’enjeu est double : garantir une production électrique stable pour soutenir la croissance économique et améliorer l’accès à l’énergie pour les ménages et les entreprises. Kinshasa, mégapole en forte expansion, figure parmi les zones les plus touchées par l’insuffisance de l’offre énergétique.
Reste la question centrale du financement et de la gestion d’un projet d’une telle envergure. La mobilisation effective des 2,8 milliards USD, la transparence dans l’exécution des travaux et le respect des délais constitueront des défis majeurs pour les autorités.
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