La ville-province de Kinshasa a officiellement lancé, mardi à Bandalungwa, une vaste campagne de sensibilisation au paiement de l’impôt foncier et de l’impôt sur le revenu locatif pour l’exercice fiscal 2026. Les autorités provinciales affichent un objectif clair : améliorer la mobilisation des recettes urbaines dans une capitale confrontée à d’importants défis budgétaires.
La cérémonie de lancement s’est tenue dans cette commune du centre de la capitale congolaise en présence de responsables administratifs, de services fiscaux et de représentants locaux. À travers cette initiative, le gouvernement provincial veut renforcer l’adhésion des contribuables et corriger ce qu’il considère comme un faible taux de civisme fiscal dans ces deux catégories d’impôts.
« Le lancement de cette campagne a pour objectif d’informer, d’expliquer et de mobiliser les contribuables en toute transparence sur les dispositions légales et administratives qui encadrent cette grande échéance de l’impôt foncier et de l’impôt sur le revenu locatif », a déclaré Magloire Kabemba, ministre provincial des Finances, de l’Économie et du Numérique.
Selon lui, la campagne, qui démarre officiellement le 1er février, vise à « maximiser les recettes fiscales » issues de ces deux impôts stratégiques pour la ville-province.
Des impôts clés pour les finances urbaines
L’impôt foncier concerne les propriétés bâties et non bâties, tandis que l’impôt sur le revenu locatif s’applique aux loyers perçus par les propriétaires de biens immobiliers. Ces deux prélèvements constituent une source importante de financement pour les provinces, notamment pour les investissements urbains, l’assainissement, la voirie et certains services publics locaux.
Cependant, dans la pratique, leur recouvrement reste largement en deçà du potentiel réel. De nombreux propriétaires échappent encore à l’enregistrement fiscal ou sous-déclarent leurs biens et revenus locatifs, ce qui réduit considérablement les marges financières des autorités locales.
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