Au Forum économique mondial (WEF) de Davos, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a livré un message clair au nom du continent africain : l’Afrique ne se contente plus d’exporter ses ressources, elle entend désormais en maîtriser la transformation, la gouvernance et la création de valeur.
Face aux décideurs politiques, aux dirigeants de groupes miniers et aux investisseurs internationaux, le chef de l’État congolais a défendu une vision africaine de la gouvernance minérale, fondée sur la souveraineté économique, l’industrialisation et des partenariats équitables dans un contexte de transition énergétique mondiale.

« L’Afrique n’attend plus seulement d’être entendue, elle est prête à bâtir », a-t-il affirmé, soulignant la volonté du continent de jouer un rôle actif dans la structuration des chaînes de valeur mondiales des minerais stratégiques.
Dans son intervention, à ce forum placée sous le thème « Un esprit de dialogue », le président Tshisekedi a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de dépasser le modèle extractif hérité de l’histoire, encore largement dominé par l’exportation de matières premières brutes. Il a plaidé pour une montée en puissance des capacités locales de transformation, soutenue par des investissements dans l’énergie, les infrastructures et le capital humain.
Riche en minerais critiques indispensables à la transition énergétique — cobalt, cuivre, lithium, manganèse, l’Afrique dispose, selon lui, d’un levier stratégique majeur pour négocier de nouveaux équilibres avec les grandes puissances industrielles. Dans ce cadre, la RDC se positionne comme un moteur régional, appelant à une coopération panafricaine renforcée autour des chaînes d’approvisionnement et de la transformation industrielle.
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