La guerre de la superproduction du cuivre bat son plein dans le copperbelt congolais. Après Glencore, pour la deuxième année consécutive, Ivanhoe compte injecter 50 millions de dollars pour l’exploitation du cuivre en RDC. Ivanhoe joue, en effet, la stratégie de multiplicité des partenariats.
Avec Zijin mining, Ivanhoe a dernièrement expédié via la voie ferrée de Lobito les premières anodes du cuivre de Kamoa-Kakula, la plus grande mine de cuivre de la RDC. Ivanhoe Mines envisage d’accroître ses efforts dans le secteur cuprifère de la RDC en 2026. À l’instar de l’année précédente, des avancées sont attendues à cet effet sur son projet Western Forelands.
La compagnie minière canadienne Ivanhoe Mines prévoit d’allouer en 2026 un budget de 50 millions USD aux travaux d’exploration sur son projet cuprifère Western Forelands, en République démocratique du Congo. Ce montant est identique à celui engagé l’an dernier pour cet actif, appelé à devenir à terme le relais de croissance du groupe dans le secteur congolais du cuivre, aux côtés de la mine de Kamoa-Kakula.
Le programme d’exploration 2026 s’inscrit dans la continuité de celui mené l’an dernier avec la poursuite des forages dans le district de Makoko jusqu’en mai. Cette zone du périmètre de Western Forelands comprend les gisements Makoko, Makoko Ouest et Kitoko. En parallèle, Ivanhoe Mines conduit également des travaux à Tshipaya et Kamilli, deux nouvelles cibles d’exploration où elle espère réaliser de nouvelles découvertes de cuivre.
Une mise à jour des ressources minérales est par ailleurs prévue d’ici mi-2026. La précédente estimation, publiée en mai 2025, faisait état de 773 000 tonnes de cuivre en ressources indiquées dans le district de Makoko, auxquelles s’ajoutaient 8,38 millions de tonnes en ressources inférées. Au regard des progrès déjà réalisés sur le site et du potentiel de nouvelles découvertes qu’elle y anticipe, Ivanhoe semble ainsi préparer le terrain au développement éventuel d’une deuxième mine de cuivre en RDC.
En effet, la compagnie exploite actuellement Kamoa-Kakula, le plus grand complexe cuprifère du pays. Situé à quelques kilomètres seulement de ce site, Western Forelands pourrait, à travers ces découvertes, constituer un prolongement naturel des opérations d’Ivanhoe dans cette région. Cette perspective s’inscrit dans un contexte où la demande de cuivre, métal clé de la transition énergétique, est appelée à croître fortement. Pour concrétiser cette ambition, plusieurs étapes restent encore à franchir.
Si la société demeure pour l’heure focalisée sur l’amélioration du potentiel minier de Western Forelands, le développement d’une mine nécessitera des études complémentaires afin d’en confirmer la viabilité économique.
Abija Sheruja & Agence Écofin



