Une attaque armée perpétrée dans la nuit du 11 au 12 mars contre des sites miniers situés dans le périmètre de Muchacha, en territoire de Mambasa, dans la province de Ituri Province, a fait plusieurs morts, incendié des installations et provoqué le déplacement de populations civiles.
Selon le gouvernement de la République démocratique du Congo, l’attaque, revendiquée par l’organisation Islamic State, est attribuée aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF). Elle intervient malgré l’état de siège en vigueur depuis près de cinq ans et les opérations conjointes menées avec l’armée ougandaise dans l’Est du pays.
Parmi les entités touchées figure la société minière congolaise MCC Ressources SARL, dont les installations ont été pillées et incendiées lors de l’incursion de groupes armés dans la cité de Muchacha. Dans une correspondance adressée au gouverneur militaire de l’Ituri, l’entreprise indique toutefois qu’aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée parmi son personnel, celui-ci ayant été évacué préventivement plusieurs semaines avant l’attaque en raison de la dégradation de la situation sécuritaire.
Face aux risques jugés élevés, la société a annoncé la suspension de toutes ses activités minières sur les sites de Muchacha/Mavuvu depuis le 12 mars et jusqu’à nouvel ordre, affirmant que la sécurité de ses employés et partenaires reste une priorité.
Dans un communiqué publié le 15 mars, le gouvernement congolais a condamné « avec la plus grande fermeté » cette attaque et présenté ses condoléances aux familles des victimes, tout en exprimant sa solidarité aux populations de Mambasa.
Cette nouvelle attaque relance les inquiétudes autour de la sécurité dans cette zone aurifère stratégique et de l’impact persistant des violences armées sur les investissements miniers nationaux dans l’Est de la RDC.
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