La mine d’or de Kibali, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a généré un chiffre d’affaires record estimé à 2,3 milliards de dollars en 2025, selon le rapport annuel publié le 5 février 2026 par Barrick Mining.
La part revenant à Barrick, qui détient 45 % du projet, s’élève à 1,04 milliard de dollars, soit une hausse de 40 % par rapport à 2024. C’est la première fois, depuis le démarrage industriel en 2014, que Kibali franchit le seuil des 2 milliards de dollars de revenus annuels.
Cette performance intervient malgré une baisse de la production, tombée à 673 000 onces contre 687 000 en 2024. Barrick évoque une diminution des teneurs du minerai, un recul des volumes extraits dans certaines zones souterraines et un incident mortel ayant perturbé les opérations en fin d’année.
La progression des revenus s’explique surtout par la forte hausse des cours de l’or. Le prix moyen réalisé par Barrick a grimpé de 45 %, atteignant 112 210 dollars le kilogramme en 2025.
Grâce à cet effet prix, la contribution de Kibali aux résultats de Barrick a bondi à 527 millions de dollars, contre 316 millions un an plus tôt, malgré une augmentation des coûts de 13 %. La mine reste ainsi un actif stratégique majeur en Afrique pour le groupe canadien, aux côtés de ses partenaires AngloGold Ashanti (45 %) et Sokimo (10 %).
Pour 2026, Barrick prévoit une production en légère baisse, entre 600 000 et 688 000 onces, mais compte sur la solidité des prix de l’or pour maintenir des revenus élevés.
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