La Générale des Carrières et des Mines (Gécamines) a annoncé, le 12 janvier, l’exportation de 100 000 tonnes de cuivre vers les États-Unis. Ce volume représente environ 20 % de la production issue de sa joint-venture avec Tenke Fungurume Mining (TFM), l’un des principaux complexes cuprifères de la République démocratique du Congo.
Cette opération s’inscrit dans le prolongement de l’accord signé récemment à Washington entre Kinshasa et Washington, visant à sécuriser l’approvisionnement américain en minerais stratégiques. Le cuivre, métal essentiel pour les réseaux électriques, les véhicules électriques et les infrastructures énergétiques, est au cœur de cette coopération.
Sur le plan financier, l’exportation de 100 000 tonnes de cuivre pourrait générer plusieurs centaines de millions de dollars de recettes, au regard des cours internationaux du métal rouge. Elle renforce la position de la Gécamines sur le marché mondial, tout en réduisant sa dépendance vis-à-vis des acheteurs asiatiques.
L’entreprise publique va plus loin. Elle annonce son intention de porter, dans les prochains jours, ses droits de vente à 400 000 tonnes de cuivre et 40 000 tonnes de cobalt, deux minerais classés stratégiques par les grandes économies industrielles. À ces niveaux, la Gécamines consoliderait son rôle de fournisseur majeur dans les chaînes d’approvisionnement mondiales liées à la transition énergétique.
Toutefois, cette dynamique soulève un enjeu structurel pour l’économie congolaise : celui de la transformation locale des minerais.
Plusieurs analystes estiment que la valeur ajoutée reste limitée tant que l’essentiel des volumes exportés demeure sous forme de matières premières, sans investissements significatifs dans le raffinage ou l’industrialisation sur le territoire national.



