Les 50 millions de dollars annoncés en décembre 2024 par le président Félix Tshisekedi pour la relance de la Société minière de Bakwanga (Miba) sont désormais disponibles. L’annonce a été faite le 14 février 2026 par le directeur général de l’entreprise, André Kabanda, lors d’un échange avec la presse locale.
Selon lui, le décaissement effectif dépend désormais de la finalisation des discussions entre les actionnaires autour de l’opération de recapitalisation.
La Miba, détenue à 80 % par l’État congolais et à 20 % par la société privée ASA Resource Group, doit maintenir cette répartition du capital après l’injection des fonds publics. Dans cette logique, le partenaire privé est appelé à mobiliser environ 12,5 millions de dollars correspondant à sa participation. Les négociations en cours portent notamment sur les modalités de cet apport.
Une assemblée générale des actionnaires s’est tenue récemment et devrait être suivie, cette semaine, d’un conseil d’administration. D’après la direction générale, la contribution de l’État aurait déjà été entérinée.
Ces ressources doivent financer le plan minimum de relance de la Miba, estimé à 70 millions de dollars et validé en août 2025 en Conseil des ministres. L’objectif est d’atteindre une production d’environ 2,5 millions de carats en 2026.
Le programme repose sur cinq priorités à savoir la certification des réserves minières, la sécurisation des concessions, la relance des investissements productifs, la prise en charge des charges du personnel ainsi que la mise en place d’un dispositif de suivi-évaluation. Cette feuille de route s’inspire du plan plus large élaboré par le Comité de pilotage de la réforme des entreprises du portefeuille de l’État, dont le coût global dépasse 400 millions de dollars.
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