Les États-Unis et le Burundi ont conclu, mardi 10 mars 2026 à Washington, deux accords de coopération minière visant à renforcer l’exploitation et la valorisation des ressources naturelles burundaises. La cérémonie de signature, qui s’est tenue au Département d’État, a été présidée par la secrétaire adjointe au Bureau des affaires africaines, Sarah Troutman. Le Burundi était représenté par son ministre des Ressources minières, Hassan Kibeya.
Le premier accord concerne la numérisation des archives géoscientifiques du Burundi, y compris celles conservées notamment au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren, en Belgique. Il a été conclu avec KoBold Metals, une firme californienne qui recourt à l’intelligence artificielle pour identifier des gisements de minerais critiques. Ces données doivent permettre une meilleure cartographie du potentiel minier du pays et offrir aux investisseurs américains une meilleure visibilité sur les opportunités d’investissement.
Le second texte concerne l’exploitation du nickel de Musongati et du lithium, deux minerais stratégiques pour les industries de haute technologie et la transition énergétique. Cet accord exclusif, d’une durée de 14 mois, a été signé entre le gouvernement burundais et Lifezone Metals, une société américaine cotée à la Bourse de New York. Une étude réalisée en 2011 avait estimé les ressources du gisement de Musongati à plus de 140 millions de tonnes.
Pour Sarah Troutman, la sécurisation de chaînes d’approvisionnement résilientes en minerais critiques constitue une priorité de sécurité nationale pour les États-Unis, affirmant que l’Afrique joue un rôle essentiel dans cette stratégie.
Ces partenariats visent à favoriser le développement économique local et à intégrer le Burundi dans les chaînes d’approvisionnement internationales en minerais critiques.
Ces accords interviennent trois mois après la signature d’un partenariat stratégique et économique entre les États-Unis et la République démocratique du Congo, visant à structurer des projets prioritaires dans les domaines de l’industrialisation, de la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques et du développement d’infrastructures clés.
Derick Katola



