En mission à Kinshasa, l’administrateur du Fonds monétaire international (FMI) pour le Groupe Afrique III, Regis O. N’sonde, a évalué, jeudi 26 février 2026, l’état d’avancement du programme économique conclu avec la République démocratique du Congo, dont l’enveloppe globale atteint 2,7 milliards de dollars.
Ce soutien financier se compose de deux instruments : 1,7 milliard USD au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et près de 1 milliard USD via la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Cet appui vise à renforcer la stabilité macroéconomique du pays tout en accompagnant des réformes structurelles jugées prioritaires.
Selon le FMI, la mise en œuvre du programme reste globalement conforme aux objectifs fixés. L’institution a toutefois mis en garde contre plusieurs risques susceptibles d’affecter les performances économiques, notamment la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays et les incertitudes liées au contexte économique international.
Dans ce cadre, la mobilisation des ressources internes demeure un levier central. Des discussions techniques se poursuivent pour améliorer la collecte des recettes et rationaliser le système fiscal, alors que les besoins de financement restent élevés et que les dépenses publiques subissent une pression accrue.
La question de la masse salariale dans la fonction publique, considérée comme l’un des principaux risques budgétaires, a également été abordée. Les autorités congolaises ont réaffirmé leur engagement à renforcer la discipline budgétaire tout en poursuivant les efforts de mobilisation des recettes.
Malgré un environnement jugé incertain, le FMI s’est dit rassuré par la volonté du gouvernement de maintenir le cap des réformes, condition essentielle pour sécuriser l’appui financier et préserver les équilibres macroéconomiques.



