Un nouvel éboulement s’est produit dans la matinée du samedi 7 mars 2026 dans la mine de Rubaya, située dans le territoire de Masisi, en province du Nord-Kivu. Selon des sources locales, la catastrophe s’est produite sur le site minier de Gakombe, une zone exploitée de manière clandestine.
D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, l’effondrement serait le plus meurtrier enregistré récemment dans cette zone. Des maisons du sous-village de Gatabi, situé autour de la mine de Gakombe, auraient été ensevelies.
L’éboulement aurait également piégé sous terre des centaines de creuseurs artisanaux qui travaillaient dans les galeries durant la nuit, ainsi que plusieurs familles, dont des femmes et des enfants.
La mine de Rubaya est actuellement exploitée illégalement, sans respect des normes de sécurité, par des réseaux liés à la rébellion AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon plusieurs sources locales.
Ce drame intervient dans un contexte marqué par une succession de catastrophes minières dans cette zone. Le 28 janvier 2026, un éboulement avait déjà coûté la vie à plus de 400 creuseurs artisanaux. Plus récemment, le 3 mars 2026, un autre effondrement avait fait plus de 300 morts. En juin 2025, une catastrophe similaire avait également causé la mort de plus de 700 creuseurs artisanaux.
La répétition de ces drames met une nouvelle fois en lumière les conditions extrêmement dangereuses dans lesquelles s’effectue l’exploitation artisanale des minerais dans certaines zones de l’est de la République démocratique du Congo, où l’absence de contrôle et l’insécurité favorisent les activités minières clandestines.



