L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) entend faciliter le développement des projets électriques tout en améliorant la prise en charge des plaintes des consommateurs. Sa directrice générale, Soraya Aziz-Moto, a présenté ces deux priorités vendredi 9 octobre à Kinshasa, lors du panel 6 d’ExpoBéton consacré à l’accès durable à l’eau et à l’électricité.
Pour accélérer les investissements dans le secteur, la responsable de l’ARE mise notamment sur le dialogue avec les promoteurs confrontés à des obstacles administratifs ou procéduraux. L’objectif est de permettre aux projets suffisamment avancés de franchir les différentes étapes nécessaires à leur réalisation.
« J’ai une approche plus pédagogique que policière », a-t-elle déclaré, insistant sur l’accompagnement des opérateurs dans le respect des règles en vigueur.
Selon Soraya Aziz-Moto, 45 projets ont été examinés, pour une capacité cumulée d’environ 2,6 gigawatts. Les montants d’investissement associés à ces initiatives proviennent des plans d’affaires soumis à l’ARE pour avis.

Leur examen constitue une étape du processus de développement et ne signifie pas nécessairement que les investissements sont déjà engagés.
À Kinshasa, la directrice générale a également rappelé que le périmètre de distribution attribué à la Société nationale d’électricité (SNEL) encadre l’intervention des autres opérateurs. Elle a précisé que des projets de production implantés en périphérie de la capitale peuvent contribuer à son approvisionnement, notamment dans le cadre d’accords conclus avec l’entreprise publique.
Au-delà de la mobilisation des investissements, l’ARE entend renforcer le suivi de la qualité du service fourni aux usagers. À cet effet, le régulateur dispose d’une plateforme numérique permettant aux consommateurs et aux opérateurs de soumettre leurs plaintes depuis un téléphone ou un ordinateur.
Les réclamations portent notamment sur les factures contestées, les coupures d’électricité et les problèmes de tension.
La directrice générale recommande aux consommateurs de saisir en premier lieu le service clientèle de leur fournisseur. Si le différend persiste, ils peuvent ensuite se tourner vers l’ARE. Les équipes du régulateur disposent, selon elle, d’un délai de 30 jours pour examiner les dossiers et rendre une décision.
Au cours des 100 premiers jours de gestion présentés lors de son intervention, près de 20 dossiers ont été traités et 12 décisions rendues, a indiqué Soraya Aziz-Moto.
Ces résultats illustrent les deux axes de l’action annoncée par l’ARE : faciliter l’avancement des projets destinés à renforcer l’offre d’électricité et améliorer les mécanismes de recours en cas de litige entre les fournisseurs et les consommateurs.
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