À la tribune du Forum économique mondial (WEF) de Davos, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a plaidé pour une refonte en profondeur de la gouvernance minérale mondiale, estimant que la transition énergétique ne pourra être durable sans une redistribution plus équitable de la valeur issue des ressources stratégiques.
S’adressant aux décideurs politiques, aux dirigeants de groupes miniers et aux investisseurs internationaux, le chef de l’État congolais a mis en avant la nécessité de passer d’un modèle extractif centré sur l’exportation de matières premières à une approche intégrée, fondée sur la transformation locale, la traçabilité et la responsabilité environnementale.

« La gouvernance minérale doit évoluer pour répondre aux exigences du XXIᵉ siècle. Elle doit concilier compétitivité économique, souveraineté des États producteurs et impératifs climatiques », a déclaré le président Tshisekedi, dans un contexte de forte demande mondiale en minerais critiques utilisés dans les batteries, les véhicules électriques et les technologies vertes.
Au cœur de cette vision figure la volonté de la RDC de sécuriser et de valoriser ses chaînes d’approvisionnement, tout en attirant des investissements de long terme dans les infrastructures minières, énergétiques et industrielles. Première productrice mondiale de cobalt et acteur majeur du cuivre, la RDC entend jouer un rôle stratégique dans la reconfiguration des chaînes de valeur mondiales, en devenant non seulement un fournisseur, mais aussi un pôle de transformation régionale.
Le président congolais a également insisté sur la nécessité de partenariats miniers « responsables et équilibrés », intégrant le transfert de technologies, la montée en compétences locales et une meilleure redistribution des revenus. Pour les investisseurs, cette approche vise à offrir un cadre plus prévisible, fondé sur la stabilité réglementaire, la transparence et le respect des engagements mutuels.
Placée sous le thème « Un esprit de dialogue », l’édition 2026 du Forum économique mondial réunit plus de 60 chefs d’État et de gouvernement et environ 2 500 participants issus du monde politique, économique et industriel, confirmant la centralité des enjeux miniers dans les débats sur la transition énergétique et la souveraineté économique mondiale.
Rédaction



