La République démocratique du Congo pourrait enregistrer un repli de sa production de cuivre en 2026, sous l’effet de contraintes persistantes sur l’approvisionnement en intrants chimiques utilisés dans le traitement du minerai.
D’après une analyse de Goldman Sachs, le manque à gagner pourrait atteindre 125 000 tonnes si les perturbations actuelles des chaînes logistiques se prolongent dans les prochains mois. Ces intrants, essentiels aux opérations de lixiviation et de concentration, font face à des retards d’acheminement dans un contexte de désorganisation du commerce international.
La situation est aggravée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui affectent les flux de matières premières. Le blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport énergétique mondial, contribue à ralentir l’approvisionnement en produits chimiques et énergétiques nécessaires à l’industrie minière.
À ce stade, les compagnies opérant en RDC disposent encore de stocks limités, estimés à deux ou trois mois. Toutefois, au-delà de cette période, la continuité des opérations pourrait être compromise si les flux d’approvisionnement ne sont pas rétablis.
Dans son scénario défavorable, Goldman Sachs anticipe une baisse de la production congolaise à hauteur de 125 000 tonnes en 2026. Cette contraction de l’offre serait en partie compensée par un recul de la demande mondiale de cuivre, estimé à 140 000 tonnes, dans un contexte de ralentissement de la croissance économique.
Pour la RDC, dont une part importante des recettes d’exportation repose sur le secteur minier, les implications économiques sont notables. Une baisse prolongée de la production pourrait affecter les revenus en devises, ainsi que les équilibres macroéconomiques.
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