La République démocratique du Congo (RDC) s’achemine vers une expansion notable de sa richesse nationale en 2026, selon les projections du Fonds monétaire international, relayées par la Banque centrale du Congo. Le produit intérieur brut (PIB) nominal du pays devrait atteindre 123,41 milliards USD, contre 92,83 milliards USD en 2025, soit une progression d’environ 33 %.
Cette hausse s’inscrit dans un contexte de croissance réelle estimée à 5,9 %, portée principalement par le dynamisme du secteur extractif. La production de cuivre et de cobalt, dont la RDC demeure un acteur clé à l’échelle mondiale, continue de soutenir l’activité économique. En parallèle, les télécommunications, la construction et les services affichent une montée en puissance progressive, contribuant à la diversification relative de l’économie.
Toutefois, l’ampleur de la progression du PIB en dollars dépasse largement celle de la croissance réelle. Pour la Banque centrale, cet écart s’explique par des effets nominaux, notamment liés au taux de change. L’évolution du PIB exprimé en dollars ne reflète donc pas uniquement la performance économique réelle, mais aussi des facteurs monétaires.
En effet, le franc congolais s’est significativement apprécié face au dollar américain entre septembre et octobre 2025, passant d’environ 2.850 CDF à 2.100 CDF pour un dollar. Cette stabilisation est attribuée à un resserrement de la politique monétaire et à un renforcement de la discipline réglementaire, impulsés par le gouverneur de la BCC, André Wameso.
À court terme, cette combinaison entre performances sectorielles et stabilité monétaire renforce mécaniquement le poids économique de la RDC en dollars. Mais en filigrane, des interrogations subsistent quant à la soutenabilité de cette dynamique et à sa capacité à se traduire en gains tangibles pour la population, dans un pays où la croissance reste encore faiblement inclusive.
Rédaction



