Les autorités congolaises durcissent le ton dans la gestion du portefeuille minier. Le ministère des Mines, en coordination avec le Cadastre Minier (CAMI), a prononcé la déchéance de plusieurs titres miniers détenus par des entreprises n’ayant pas honoré le paiement des droits superficiaires annuels.
D’après la liste officielle publiée et signée à Kinshasa le 19 mars 2026, seize titres sont concernés, couvrant à la fois des permis de recherche, d’exploitation et d’autres autorisations.
Parmi les entreprises visées figurent notamment Chekina Sarl, Kisengo Mining, Pilar DRC Mining ou encore Société commerciale Asie Afrique Mines.
Le non-respect de l’obligation de paiement des droits superficiaires constitue une infraction majeure au code minier congolais. Ces frais, exigés annuellement, visent à garantir une occupation effective des périmètres miniers et à éviter leur rétention à des fins spéculatives.
En procédant à ces retraits, les autorités entendent réaffirmer le principe de “use it or lose it”, dans un contexte où la pression s’accentue pour améliorer la transparence et la performance du secteur extractif.
Cette décision intervient également alors que la République démocratique du Congo cherche à maximiser les retombées économiques de ses ressources stratégiques, notamment le cuivre et le cobalt, dont la demande mondiale reste soutenue.
Pour les observateurs, cette vague de sanctions pourrait marquer un tournant dans la régulation du secteur. Elle ouvre potentiellement la voie à une réattribution des titres à des opérateurs jugés plus solides, capables de mobiliser les investissements nécessaires à la mise en valeur rapide des gisements.
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