Malgré les assurances récentes des autorités sur la disponibilité des stocks, la ville de Kinshasa fait face, depuis ce lundi 23 mars, à une nouvelle pénurie de carburant. Dans plusieurs communes, de longues files d’attente se forment devant les stations-service, signe d’un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande.
Cette situation intervient alors que le gouvernement congolais avait affirmé que les réserves en produits pétroliers étaient suffisantes pour couvrir les besoins du pays jusqu’au mois de juin. Sur le terrain, cependant, les automobilistes et transporteurs constatent des difficultés d’approvisionnement, ravivant les inquiétudes sur la fiabilité de la chaîne logistique énergétique.
La situation est aggravée par les tensions autour du détroit d’Ormuz, un corridor clé par lequel transite une part significative de l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Toute perturbation dans cette zone a des répercussions immédiates sur les prix et les délais d’acheminement, impactant directement des pays importateurs comme la RDC.
Cette nouvelle pénurie met ainsi en lumière la vulnérabilité structurelle du pays face aux chocs extérieurs, mais aussi les limites des mécanismes internes de gestion des approvisionnements. Elle relance le débat sur la nécessité de renforcer les capacités de stockage, de diversifier les sources d’approvisionnement et, à plus long terme, de développer des solutions locales pour réduire la dépendance énergétique.
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