Le géant minier Glencore a annoncé la signature d’un protocole d’accord non contraignant avec l’Orion Critical Mineral Consortium (Orion CMC), un consortium appuyé par les États-Unis, en vue de la vente d’une participation de 40 % dans deux de ses principaux actifs en République démocratique du Congo.
Les discussions portent sur Mutanda Mining (MUMI) et Kamoto Copper Company (KCC), parmi les plus importantes mines de cuivre et de cobalt du pays. Selon les informations publiées par l’entreprise, l’opération envisagée valoriserait l’ensemble des actifs concernés à environ 9 milliards de dollars.
Malgré cette ouverture du capital, Glencore resterait opérateur des deux sites miniers. Le consortium Orion CMC, de son côté, obtiendrait des droits de gouvernance proportionnels à sa participation ainsi que des droits de commercialisation sur sa part de production. L’objectif affiché est de sécuriser l’accès américain aux minerais stratégiques, notamment le cobalt et le cuivre, essentiels à la transition énergétique et aux industries de haute technologie.
« Cette initiative vise à établir des flux d’approvisionnement fiables et stratégiques en minerais critiques entre la RDC et les États-Unis », a déclaré Christopher Landau, secrétaire d’État adjoint américain, soulignant l’importance croissante de ces ressources dans le contexte géopolitique actuel.
La transaction demeure toutefois à un stade préliminaire. Elle reste conditionnée aux audits techniques et financiers, à la conclusion d’accords définitifs ainsi qu’à l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du rapprochement stratégique entre Washington et Kinshasa dans le secteur des minerais critiques, alors que les puissances occidentales cherchent à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement face aux tensions internationales et à la domination asiatique sur certains segments du marché.
Rédaction



