Le gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans la relance de ses infrastructures portuaires. Le Vice-Premier Ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a présidé, samedi 7 février 2026, la signature d’un mémorandum d’entente entre la République démocratique du Congo et la société nigériane Peters Group Limited.
La partie congolaise était représentée par le ministère des Transports à travers l’Office national des transports (ONATRA), tandis que l’entreprise nigériane était conduite par son CEO, Benedict Peters. Des délégués du ministère du Portefeuille ainsi que de l’ONATRA ont également pris part à la cérémonie officielle.
Un projet axé sur la modernisation
L’accord de principe porte sur le réaménagement et la modernisation du port de Boma, dans la province du Kongo Central. Il prévoit notamment la réhabilitation des infrastructures portuaires, l’amélioration des équipements de manutention et la mise à niveau des installations logistiques, dans l’objectif d’accroître la capacité et la compétitivité du site.
À travers ce partenariat, les autorités congolaises entendent redynamiser une infrastructure longtemps confrontée au vieillissement de ses installations, à la baisse de performance opérationnelle et à la concurrence accrue des autres plateformes portuaires de la façade atlantique.
Le port de Boma, un site historique et stratégique
Situé sur le fleuve Congo, en aval de Matadi et à proximité de l’embouchure sur l’océan Atlantique, le port de Boma occupe une place particulière dans l’histoire et l’économie du pays. Ancienne capitale de l’État indépendant du Congo à l’époque coloniale, Boma a longtemps été l’un des principaux points d’entrée et de sortie des marchandises.
Bien que son rôle ait progressivement diminué au profit du port de Matadi, Boma conserve des atouts géographiques et logistiques importants : une position fluviale stratégique, une proximité relative avec l’océan et des réserves foncières susceptibles d’accueillir de nouvelles infrastructures portuaires et industrielles.
Sa modernisation pourrait ainsi contribuer à désengorger Matadi, à diversifier les capacités portuaires du pays et à soutenir le développement économique du Kongo Central, une province clé pour le commerce extérieur congolais.
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