À Kinshasa, les autorités monétaires congolaises affichent une volonté claire : faire entrer le système de paiement national dans une nouvelle ère technologique. Lors d’un point de presse tenu le 28 avril 2026, le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso Nkualokoki, aux côtés du porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya Katembwe, a détaillé les axes prioritaires de la politique monétaire, avec un focus marqué sur la digitalisation des paiements.
Au cœur des annonces, une innovation qui pourrait transformer les usages : le paiement par reconnaissance de la paume de la main. Ce projet pilote, issu d’un partenariat entre acteurs publics, institutions financières et entreprises technologiques, vise à permettre des transactions sans carte bancaire ni téléphone, en s’appuyant sur des données biométriques.
Une offensive des fintechs sur le marché congolais
La dynamique actuelle du secteur est portée par une montée en puissance des fintechs et des grands réseaux de paiement internationaux. Le gouverneur a souligné l’intérêt croissant pour le marché congolais, citant notamment les investissements de Visa, Mastercard et Wave.
Dans cette dynamique, une solution locale, Mone Money, a récemment obtenu son agrément. Elle est au centre du projet pilote de paiement biométrique, dont le lancement opérationnel est attendu à court terme.
Pour la Banque centrale, cette évolution ne relève pas uniquement de l’innovation technologique. Elle répond à des enjeux structurels majeurs : réduire la dépendance au cash, améliorer la traçabilité des flux financiers et favoriser l’inclusion financière dans un pays où une grande partie des transactions échappe encore au circuit bancaire.
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