Me Luc Fikiri Murefu appelle à l’ouverture de négociations directes entre l’ensemble des parties impliquées dans la crise en République démocratique du Congo. Dans une déclaration politique parvenue ce samedi 3 octobre, cet avocat international des droits de l’homme, basé aux États-Unis, salue l’appel au dialogue lancé par le président Félix-Antoine Tshisekedi, tout en l’invitant à élargir les consultations.
Selon lui, ce dialogue devrait notamment associer les responsables de l’AFC-M23, dont Corneille Nangaa, ainsi que l’ancien président de la République, Joseph Kabila.
« Ce dont le pays a besoin, ce sont des négociations directes entre toutes les parties », estime-t-il.Me Luc Fikiri Murefu considère que les initiatives diplomatiques déjà engagées n’ont pas permis, à ce stade, de mettre fin à la crise sur le terrain. Il relève notamment que « l’accord signé à Washington n’a pas changé la situation sur le terrain » et que les discussions menées à Doha « peinent à produire des résultats ».
Pour l’avocat, des négociations inclusives pourraient permettre de dégager une solution politique durable. Il propose notamment qu’elles aboutissent à la mise en place d’un gouvernement de transition et ouvrent la voie à une révision de la Constitution.
« Monsieur le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, élargissez l’accès au dialogue pour que la paix soit totalement restaurée », lance-t-il.Me Luc Fikiri Murefu recommande enfin que ces négociations se tiennent à l’extérieur du territoire congolais.
Cette option, estime-t-il, permettrait à toutes les parties concernées d’être représentées et de prendre part aux discussions dans un cadre qu’il juge plus favorable à la recherche d’un compromis.
Lors de son adresse à la nation relative à la convocation du dialogue, le Président de la République avait fermé la porte aux rebelles de l’AFC/M23 ainsi que l’ancien président de la République, Joseph Kabila, pour avoir pris les armes contre la Nation.
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