Les régies financières de la République démocratique du Congo ont mobilisé 1.467,8 milliards de francs congolais (CDF) au 18 juin 2026, selon les dernières données du tableau de suivi de la situation financière de l’État publiées par la Banque centrale du Congo (BCC). Ces performances témoignent du rôle central des administrations fiscales et douanières dans le financement de l’action publique, dans un contexte marqué par des besoins budgétaires croissants.
La Direction générale des impôts (DGI) demeure le principal contributeur aux recettes de l’État. À elle seule, elle a généré 613,0 milliards de CDF grâce aux impôts directs et indirects, soit près de 42 % des ressources mobilisées durant la période sous revue.
La Direction générale des douanes et accises (DGDA) arrive en deuxième position avec 517,2 milliards de CDF, confirmant l’importance des échanges commerciaux extérieurs dans la structure des recettes publiques. De son côté, la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a contribué à hauteur de 337,7 milliards de CDF.
Malgré cette mobilisation, les dépenses publiques ont atteint 1.942,8 milliards de CDF, dépassant les recettes enregistrées sur la même période. Les charges salariales de l’administration publique ont constitué le principal poste de dépense avec 531,7 milliards de CDF décaissés pour la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État.
Les frais financiers se sont élevés à 82,3 milliards de CDF, reflétant les obligations de l’État liées au service de la dette et à d’autres engagements financiers.
L’écart observé entre les recettes et les dépenses met en évidence la pression persistante sur les finances publiques et souligne l’importance de renforcer davantage la mobilisation des ressources internes afin de soutenir l’équilibre budgétaire et le financement des priorités gouvernementales.
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