Le gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans la régulation du commerce intérieur.
Dans un communiqué rendu public le 30 avril 2026, le ministère de l’Économie nationale a annoncé l’entrée en vigueur d’un décret encadrant le petit commerce et le commerce de détail, ainsi que la signature d’un arrêté interministériel précisant les activités de commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital ouvertes aux investisseurs étrangers.
À travers ces nouvelles dispositions, les autorités entendent mettre de l’ordre dans un secteur longtemps caractérisé par une certaine informalité. L’ambition affichée est double : moderniser le cadre juridique existant et instaurer un environnement commercial plus équitable, mieux structuré et sécurisé.
La réforme repose sur une catégorisation claire des activités commerciales. Désormais, trois segments distincts sont définis : le petit commerce, le commerce de détail classique et le commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital. Pour chacun, des règles spécifiques encadrent les conditions d’accès et d’exercice.
L’une des mesures phares concerne la protection des opérateurs locaux. Le petit commerce et le commerce de détail sont désormais exclusivement réservés aux Congolais, une décision qui vise à renforcer la participation nationale dans les activités économiques de proximité et à soutenir les entrepreneurs locaux.
En revanche, le gouvernement maintient une ouverture ciblée aux investisseurs étrangers dans certaines branches du commerce de détail spécialisé, notamment celles nécessitant des investissements lourds. Cette approche sélective cherche à concilier attractivité économique et protection du tissu entrepreneurial national.
Conscient des ajustements que ces mesures impliquent, le ministère accorde un délai de six mois aux opérateurs concernés pour se conformer à la nouvelle réglementation. Parallèlement, un dispositif de sensibilisation et de vulgarisation sera déployé afin d’accompagner les acteurs du secteur dans la compréhension et l’application des textes.
Les autorités appellent enfin les opérateurs économiques à se rapprocher des services compétents pour obtenir des informations détaillées et consulter les textes officiels, dans l’objectif d’assurer une transition harmonieuse vers ce nouveau cadre réglementaire.
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