Près de 20 milliards de dollars américains auraient été versés à des sociétés de sous-traitance jugées inéligibles par 14 entreprises minières en République démocratique du Congo (RDC), entre 2020 et 2025. Le directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Juan Ted Beleshayi Kasanda, a annoncé ce montant lors d’un Space organisé le mardi 20 octobre 2026 par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala.
« Selon le responsable, les contrôles ont notamment consisté à comparer les listes de fournisseurs des entreprises minières avec les données de l’ARSP sur les prestataires disposant d’une attestation d’éligibilité. Une majorité des fournisseurs examinés ne rempliraient pas les conditions administratives requises. Ce montant concerne les paiements effectués à des prestataires considérés comme inéligibles au regard de la réglementation. Il ne constitue pas, à lui seul, une estimation des pertes financières de l’État ni une preuve de fraude.
« Vous ne pouvez pas venir au Congo et bafouer toutes les lois », a déclaré Juan Ted Beleshayi Kasanda, rappelant l’obligation pour les opérateurs économiques de se conformer à la législation en vigueur.
L’enjeu est de permettre aux entreprises nationales de participer davantage aux chaînes d’approvisionnement, particulièrement dans le secteur minier, et de capter une part plus importante de la valeur générée par les investissements.
Selon les données déclaratives rapportées par la presse, 167 grandes entreprises ont déclaré, en 2025, des contrats de sous-traitance représentant un montant global de 3,7 milliards de dollars.
Au-delà de la mise en conformité des contrats, l’application de cette politique dépendra également de la capacité des entreprises congolaises à disposer des ressources financières, techniques et humaines nécessaires pour répondre aux exigences des opérateurs miniers.
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