L’Union des sociétés minières aux capitaux chinois en République démocratique du Congo (USMCC) a publié, mercredi 5 août, une déclaration en réponse aux allégations faisant état d’une présence excessive d’uranium dans le cobalt produit par certaines entreprises chinoises opérant dans le sud-est de la RDC.
L’organisation indique qu’à l’issue d’une « vérification exhaustive », aucun produit de cobalt extrait, transformé et exporté par ses entreprises membres ne présente de teneurs en uranium supérieures aux seuils prévus par la réglementation congolaise. Elle affirme également que les sociétés concernées respectent le Code minier de la RDC ainsi que les normes d’analyse reconnues dans le commerce international.
Selon l’USMCC, les produits d’hydroxyde de cobalt contiennent uniquement des traces naturelles d’uranium, à des niveaux conformes aux normes en vigueur.
L’association ajoute que ces concentrations ne permettent pas une exploitation industrielle de l’uranium, faute de viabilité économique et technique.
Cette déclaration intervient après la publication, fin juillet, d’une enquête du Financial Times et de Lighthouse Reports. Les deux médias affirmaient, sur la base de documents internes, que des dépassements répétés des seuils réglementaires d’uranium auraient été enregistrés entre 2016 et 2020 dans le cobalt produit par la mine de Tenke Fungurume, exploitée par le groupe chinois CMOC.
Dans son communiqué, l’USMCC estime que ces allégations ne sont pas fondées et qu’elles sont susceptibles d’affecter la réputation du cobalt congolais sur le marché international.
L’organisation appelle les acteurs du secteur à s’appuyer sur les résultats des contrôles techniques et annonce la poursuite de vérifications régulières, dont les résultats seront publiés.
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