Amnesty International affirme avoir documenté la mort de 18 mineurs artisanaux dans des zones minières contrôlées par le M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. L’organisation dénonce des exécutions sommaires, des actes de torture et du travail forcé, sur fond d’exploitation et de trafic d’or et de coltan vers le Rwanda.
Au moins 18 mineurs artisanaux auraient été tués dans les zones minières de Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, et de Lomera, dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu, selon une enquête publiée lundi 21 septembre par Amnesty International.
L’organisation de défense des droits humains affirme avoir recueilli 26 témoignages auprès de mineurs artisanaux, de spécialistes du secteur minier, de propriétaires de puits et de proches de victimes.
Selon les témoignages recueillis, 10 mineurs auraient été battus à mort, deux tués par balle et six autres enlevés avant d’être retrouvés morts. Amnesty attribue ces exactions à des membres du M23 présents dans ces zones minières.
Des mineurs contraints de travailler
L’enquête décrit également des conditions de travail marquées par la violence. Des mineurs auraient été contraints de rester sous terre pendant plusieurs jours, parfois plus d’une semaine, afin d’extraire de l’or ou du coltan.
Ceux qui refusaient de travailler ou de remettre leur production auraient été victimes de violences et de mauvais traitements. Amnesty fait également état de détentions arbitraires et de recrutements forcés.
Selon sept témoignages, certains mineurs auraient été détenus et menacés d’être envoyés dans des camps d’entraînement du M23 s’ils ne versaient pas de rançon.
L’exploitation minière au cœur des violences
Pour Amnesty International, ces violences sont liées au contrôle exercé par le M23 sur des zones riches en ressources minières. L’organisation estime que l’appropriation de l’or et du coltan par le groupe armé pourrait constituer un pillage susceptible de relever du crime de guerre.
L’enquête évoque également des flux de minerais vers le Rwanda. À Lomera, des mineurs et d’autres acteurs du secteur auraient décrit le transport par bateau de sacs contenant de la terre aurifère vers Kamembe, au Rwanda. Amnesty affirme avoir corroboré certains de ces témoignages avec des éléments visuels.
L’organisation indique par ailleurs avoir recueilli des témoignages faisant état de la présence de ressortissants rwandais sur les sites de Rubaya et Lomera, certains étant présentés comme participant à la surveillance des activités minières et à des violences contre des mineurs.
Amnesty estime que la responsabilité du Rwanda pourrait être engagée si ces ressortissants agissaient sous la direction ou le contrôle de l’État rwandais.
Le Rwanda mis en cause
Ces accusations interviennent dans un contexte où Kigali est régulièrement accusé par les autorités congolaises et plusieurs instances internationales de soutenir le M23. Le Rwanda et le M23 n’ont pas répondu aux demandes de commentaires d’Amnesty International, selon l’organisation.
Au-delà des violations des droits humains, Amnesty alerte ainsi sur les risques liés à l’approvisionnement en minerais provenant des zones contrôlées par le M23.
L’organisation appelle les États et les entreprises à ne plus acheter d’or ou de coltan provenant du Rwanda tant que des garanties suffisantes ne seront pas apportées sur l’origine de ces minerais. Elle demande également aux États-Unis et à l’Union européenne de ne pas conclure d’accords miniers concernant Rubaya ou d’autres sites contrôlés par le M23 sans mécanismes indépendants permettant d’en contrôler l’accès et la traçabilité.
Amnesty International affirme avoir documenté la mort de 18 mineurs artisanaux dans des zones minières contrôlées par le M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. L’organisation dénonce des exécutions sommaires, des actes de torture et du travail forcé, sur fond d’exploitation et de trafic d’or et de coltan vers le Rwanda.
Au moins 18 mineurs artisanaux auraient été tués dans les zones minières de Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, et de Lomera, dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu, selon une enquête publiée lundi 21 septembre par Amnesty International.
L’organisation de défense des droits humains affirme avoir recueilli 26 témoignages auprès de mineurs artisanaux, de spécialistes du secteur minier, de propriétaires de puits et de proches de victimes.
Selon les témoignages recueillis, 10 mineurs auraient été battus à mort, deux tués par balle et six autres enlevés avant d’être retrouvés morts. Amnesty attribue ces exactions à des membres du M23 présents dans ces zones minières.
Des mineurs contraints de travailler
L’enquête décrit également des conditions de travail marquées par la violence. Des mineurs auraient été contraints de rester sous terre pendant plusieurs jours, parfois plus d’une semaine, afin d’extraire de l’or ou du coltan.
Ceux qui refusaient de travailler ou de remettre leur production auraient été victimes de violences et de mauvais traitements. Amnesty fait également état de détentions arbitraires et de recrutements forcés.
Selon sept témoignages, certains mineurs auraient été détenus et menacés d’être envoyés dans des camps d’entraînement du M23 s’ils ne versaient pas de rançon.
L’exploitation minière au cœur des violences
Pour Amnesty International, ces violences sont liées au contrôle exercé par le M23 sur des zones riches en ressources minières. L’organisation estime que l’appropriation de l’or et du coltan par le groupe armé pourrait constituer un pillage susceptible de relever du crime de guerre.
L’enquête évoque également des flux de minerais vers le Rwanda. À Lomera, des mineurs et d’autres acteurs du secteur auraient décrit le transport par bateau de sacs contenant de la terre aurifère vers Kamembe, au Rwanda. Amnesty affirme avoir corroboré certains de ces témoignages avec des éléments visuels.
L’organisation indique par ailleurs avoir recueilli des témoignages faisant état de la présence de ressortissants rwandais sur les sites de Rubaya et Lomera, certains étant présentés comme participant à la surveillance des activités minières et à des violences contre des mineurs.
Amnesty estime que la responsabilité du Rwanda pourrait être engagée si ces ressortissants agissaient sous la direction ou le contrôle de l’État rwandais.
Le Rwanda mis en cause
Ces accusations interviennent dans un contexte où Kigali est régulièrement accusé par les autorités congolaises et plusieurs instances internationales de soutenir le M23. Le Rwanda et le M23 n’ont pas répondu aux demandes de commentaires d’Amnesty International, selon l’organisation.
Au-delà des violations des droits humains, Amnesty alerte ainsi sur les risques liés à l’approvisionnement en minerais provenant des zones contrôlées par le M23.
L’organisation appelle les États et les entreprises à ne plus acheter d’or ou de coltan provenant du Rwanda tant que des garanties suffisantes ne seront pas apportées sur l’origine de ces minerais. Elle demande également aux États-Unis et à l’Union européenne de ne pas conclure d’accords miniers concernant Rubaya ou d’autres sites contrôlés par le M23 sans mécanismes indépendants permettant d’en contrôler l’accès et la traçabilité.
Rédaction



