La République démocratique du Congo intègre le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), une infrastructure destinée à faciliter les transactions transfrontalières en monnaies locales. L’accord d’adhésion a été signé le 18 septembre 2026 à Nairobi par le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki, en marge des réunions de l’Association des Banques centrales africaines.
Soutenu par Afreximbank et lié à la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), PAPSS doit permettre de réduire les coûts et les délais des paiements entre pays africains, en limitant notamment le recours à des devises tierces et à plusieurs banques correspondantes.
Un enjeu pour les entreprises
Concrètement, un opérateur peut initier un paiement dans sa monnaie locale auprès d’une banque connectée au système, tandis que le bénéficiaire reçoit les fonds dans la monnaie de son propre pays. Le mécanisme vise ainsi à simplifier les opérations de commerce régional.
Pour la RDC, cette adhésion pourrait faciliter les transactions des importateurs, exportateurs et autres entreprises opérant sur les marchés africains, tout en renforçant la traçabilité des flux financiers.
L’adhésion institutionnelle ne signifie toutefois pas un accès immédiat au PAPSS pour les entreprises congolaises. La BCC doit encore préciser le calendrier de mise en service, les établissements qui seront raccordés et les premiers corridors concernés.
L’impact économique du dispositif dépendra donc de son déploiement effectif, notamment des frais appliqués, des conditions de change et du nombre de banques et prestataires participants.



