L’Autorité de régulation de l’électricité (ARE) veut renforcer la collaboration entre les différents opérateurs du secteur afin d’améliorer la desserte en énergie électrique en République démocratique du Congo. Cette orientation a été au cœur de la Matinée de régulation organisée lundi 5 octobre.
La rencontre a réuni plusieurs acteurs du secteur autour des principaux défis liés à l’offre d’électricité, aux investissements et au fonctionnement du marché. Elle a également permis au régulateur de présenter les réformes engagées pour accélérer le développement du secteur.
Selon la directrice générale de l’ARE, Soraya Aziz-Moto, la RDC fait face à un déficit énergétique estimé à près de 8 000 mégawatts. Le seul secteur minier aurait besoin d’environ 2 000 MW supplémentaires pour permettre la connexion de l’ensemble des compagnies minières au réseau électrique.

Ce besoin pourrait atteindre 3 000 MW supplémentaires avec le développement de la transformation locale des minerais. À cela s’ajoute la demande des grandes villes, évaluée par l’ARE entre 4 000 et 5 000 MW.
« Le déficit énergétique, rien que pour le secteur minier, pour nous permettre d’avoir toutes les compagnies minières connectées à l’électricité, est autour de 2 000 mégawatts, donc 2 gigawatts », a déclaré Soraya Aziz-Moto.
Face à ces besoins, l’ARE entend favoriser un environnement plus propice aux investissements et améliorer la coordination entre les opérateurs. Le régulateur mise notamment sur l’accélération du traitement des dossiers liés aux projets énergétiques.
2,3 milliards USD de projets traités en 100 jours

Au cours de la rencontre, la directrice générale de l’ARE a également présenté le bilan de ses 100 premiers jours à la tête de l’institution. Elle a indiqué que des dossiers représentant environ 2,3 milliards de dollars d’investissements avaient été traités durant cette période.
L’ARE a par ailleurs présenté une nouvelle plateforme numérique consacrée à la gestion des plaintes dans le secteur de l’électricité. Elle doit permettre aux consommateurs et aux opérateurs d’introduire leurs réclamations et d’en suivre le traitement.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté du régulateur de renforcer la transparence dans le secteur et d’améliorer la prise en charge des préoccupations des usagers et des opérateurs.
Le rapport des 100 premiers jours de la direction générale de l’ARE a été remis au ministère des Ressources hydrauliques et Électricité, représenté par Victor Matondo. Le document, présenté sous la forme d’un livret de redevabilité, est destiné au Gouvernement.
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