La Cour des comptes poursuit son offensive en faveur de la discipline budgétaire. Dans un arrêt rendu le 9 avril 2026, la juridiction financière a condamné Victor Tumba Tshikela, directeur général de l’Office des Voiries et Drainage, pour faute de gestion liée à des manquements dans la reddition des comptes.
Réunie en audience publique à Kinshasa, dans la commune de la Gombe, la chambre de discipline budgétaire et financière, présidée par Gilbert Tonduangu, a infligé au dirigeant une amende de 102 000 dollars américains, payable en francs congolais, assortie des frais de procédure.
Au cœur de la décision : le défaut de transmission, dans les délais légaux, des comptes annuels de l’établissement pour les exercices 2022 et 2023. Une obligation pourtant encadrée par la loi organique du 13 octobre 2018, qui régit le fonctionnement de la Cour des comptes et impose aux gestionnaires publics des standards stricts en matière de transparence financière.
Cette sanction s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du contrôle des entreprises publiques, où la question de la gouvernance financière demeure un enjeu majeur. Pour le Premier président de la Cour, Jimmy Munganga Ngwaka, le respect des délais de reddition des comptes constitue un levier essentiel pour garantir la crédibilité des institutions publiques et la bonne utilisation des ressources de l’État.
Au-delà du cas de l’OVD, cette décision envoie un signal clair à l’ensemble des mandataires publics : les manquements aux obligations comptables ne resteront plus sans conséquences. Dans un contexte de réformes économiques et de recherche accrue de transparence, la Cour des comptes entend ainsi affirmer son rôle de gardienne de la rigueur budgétaire en République démocratique du Congo.
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