L’ancien président de l’Assemblée provinciale du Kongo-Central, Papy Mantezolo Diantezua, a été interpellé dans la nuit du samedi 21 mars 2026 à Kinshasa, aux environs de 23 heures, selon plusieurs sources concordantes.
D’après les informations recueillies, l’ex-speaker aurait été arrêté alors qu’il tentait de traverser le fleuve Congo vers Brazzaville. Il était en possession d’un passeport muni d’un visa valide pour la Chine. Deux de ses proches collaborateurs, également visés par des poursuites judiciaires, ont été interpellés en même temps que lui. Il s’agit de Ronald Bikindu et Pascal Mantezolo.
Contacté par nos confrères de Mediacongo, l’avocat Joachim Baya Ntoto, président du parti Nouvelle Dynamique Kongo (NDK), a confirmé l’interpellation.
Il conteste toutefois les circonstances de l’arrestation, affirmant que son client a été appréhendé en pleine circulation à Kinshasa, alors qu’il se préparait à répondre à une convocation du parquet général près la Cour de cassation prévue le 25 mars.
« Nous sommes surpris de cette interpellation. L’honorable Mantezolo ne tentait pas de fuir. Il comptait se présenter devant la justice à la date indiquée. Son arrestation avant cette échéance est déplorable », a-t-il déclaré, tout en plaidant pour une audition rapide.
La défense évoque également un non-respect de la procédure, estimant que les autorités judiciaires auraient dû, au préalable, solliciter la levée des immunités de leur client auprès de l’Assemblée provinciale.
Depuis sa destitution, Papy Mantezolo fait l’objet de poursuites pour des faits présumés de détournement de fonds publics. Un rapport parlementaire adopté en décembre 2025 l’accuse notamment de malversations financières, de surfacturations et de mauvaise gestion des ressources de l’organe délibérant provincial.
Pour rappel, l’élu de Luozi ne s’était pas présenté aux convocations du 4, 11 et 18 mars 2026. Selon un mandat de comparution daté du 20 mars, il était attendu le 25 mars à 10 heures au parquet général près la Cour de cassation, à Kinshasa. Le premier avocat général, Pungwe Wemba, avait averti que des mesures contraignantes seraient prises en cas de non-comparution, conformément à la loi.



