La Banque Centrale du Congo (BCC) a procédé à une injection de liquidité estimée à 700 milliards de francs congolais (CDF) sur le marché monétaire, via l’émission de Bons BCC, selon l’analyse de la situation monétaire arrêtée au 24 avril 2026.
Cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre des résolutions prises lors de la deuxième réunion du Comité de politique monétaire (CPM), tenue le 9 avril 2026. À l’issue de cette rencontre, les autorités monétaires ont opté pour une approche prudente, adaptée aux dynamiques récentes de l’économie, tant sur le plan national qu’international.
Parmi les décisions majeures figure la baisse du taux directeur de 1,5 point de pourcentage, ramené de 15,0 % à 13,5 %. Malgré cet assouplissement, la BCC met en avant le maintien d’un taux d’intérêt réel largement positif, avec un différentiel estimé à 11,3 points par rapport à l’inflation annuelle. Un niveau jugé stratégique pour soutenir l’attractivité de la monnaie nationale et contenir les pressions inflationnistes.
Dans le cadre du renforcement de ses instruments de régulation, la Banque centrale a également introduit une nouvelle maturité de six mois pour les Bons BCC. Cette mesure vise à diversifier les options de placement offertes aux banques commerciales et à améliorer la gestion de la liquidité à moyen terme.
En ce qui concerne les réserves obligatoires, aucune modification n’a été apportée. Les coefficients demeurent fixés à 10,5 % pour les dépôts à vue en monnaie nationale et à 0,0 % pour les dépôts à terme. En devises étrangères, les ratios restent à 11,5 % pour les dépôts à vue et à 10,5 % pour les dépôts à terme.
À travers cet ensemble d’actions, la BCC poursuit une stratégie visant à équilibrer le soutien à l’activité économique et la maîtrise de l’inflation. Dans un contexte encore marqué par des incertitudes, l’institut d’émission entend ainsi consolider la stabilité du cadre macroéconomique tout en assurant un pilotage rigoureux de la liquidité bancaire.
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